Motos 35 kW : Quelles cylindrées correspondent et leurs spécificités ?

Un moteur de 500 cm³ n’atteint pas forcément la limite de 35 kW, alors qu’un bicylindre de 700 cm³ peut parfaitement y être bridé. La réglementation du permis A2 ne se base pas uniquement sur la cylindrée, mais impose aussi un rapport poids/puissance maximal de 0,2 kW/kg et interdit toute moto débridée issue d’un modèle dépassant initialement 70 kW.

Des modèles populaires de moyennes cylindrées côtoient ainsi de rares grosses cylindrées adaptées, tandis que certaines petites motos sportives sont exclues à cause d’un rapport poids/puissance trop élevé. Ces critères techniques modifient profondément la cartographie du marché des motos accessibles aux détenteurs du permis A2.

Permis A2 et motos 35 kW : ce qu’il faut vraiment comprendre

La puissance ne dit pas tout. Contrairement à une idée répandue, la cylindrée ne suffit pas à déterminer si une moto répond aux exigences du permis A2. Ce fameux permis limite la puissance à 35 kW (47,5 chevaux), mais le texte va plus loin : il impose également un rapport poids/puissance maximal de 0,2 kW/kg. Résultat, certaines 500 cm³ restent hors-jeu si elles sont trop nerveuses ou légères, tandis qu’une 700 ou 800 cm³, bien bridée, passe sans problème la barre réglementaire.

La formation A2, elle, se distingue par une pédagogie axée sur la sécurité. Vingt heures de moto-école minimum, avec sessions sur le plateau et en circulation : l’apprentissage se veut progressif et rigoureux. Une fois le permis décroché, le nouveau motard prend la route avec une assurance ajustée à son profil, encadré par des garanties pensées pour les débutants. S’ajoute à cela une formation complémentaire obligatoire avant de pouvoir débrider sa moto après deux ans de pratique.

Choisir sa moto A2 ne se résume pas à cocher une case sur un catalogue. L’usage, le budget, la hauteur de selle ou encore la répartition des masses entrent en jeu. Les constructeurs l’ont bien compris et proposent désormais une offre variée, du roadster urbain à la baroudeuse mid-size. Les modèles bridés d’usine assurent une conformité totale, tandis que les motos conçues d’origine sous la barre des 35 kW séduisent par leur simplicité et leur homogénéité. La scolarité en sécurité routière et l’attestation qui l’accompagne renforcent cet encadrement, pour un accès maîtrisé à la route.

Quelles cylindrées correspondent à la catégorie 35 kW ?

La catégorie 35 kW, clé du permis A2, ne se limite pas à une fourchette de centimètres cubes. Une moto 35 kW peut afficher 300 comme 800 cm³, du moment qu’elle respecte la puissance maximale autorisée et le rapport poids/puissance imposé. Le marché d’aujourd’hui regorge de modèles adaptés, certains bridés, d’autres conçus dès l’origine pour répondre à la réglementation.

Chez Yamaha, la palette est large : MT-07, Tracer 7, Ténéré 700 et XSR 700, toutes animées par le bicylindre de 689 cm³, proposent une version bridée à 35 kW pour l’A2. MT-03 et YZF-R3, plus compactes (321 cm³), visent ceux qui privilégient la légèreté. Chez Kawasaki, même logique : Z650, Er-6n, Versys 650 ou Ninja 650 se rendent compatibles grâce à un passage sur banc de bridage officiel.

Certains constructeurs misent sur l’accessibilité dès la conception. Royal Enfield, par exemple, propose l’Himalayan 450 ou l’Interceptor 650, deux modèles à la puissance modérée, adaptés d’emblée à la réglementation. Honda mise sur la famille CB500 (F, X, R) et la CMX 500 Rebel, moteurs de 471 cm³ pour 35 kW, sans avoir besoin de bridage supplémentaire.

Suzuki n’est pas en reste : SV650 et V-Strom 650, quand elles sont bridées, s’inscrivent dans la légalité du permis A2. Même les scooters puissants entrent dans la danse : Honda X-ADV, Suzuki Burgman 650, Yamaha TMAX, tous trouvent leur place dans la catégorie.

Pour résumer les données-clés à retenir sur ce segment :

  • Puissance maximale : 35 kW (47,5 ch)
  • Rapport poids/puissance : 0,2 kW/kg max
  • Cylindrées courantes : de 300 à 800 cm³ selon les modèles

Cette diversité permet de passer d’une machine urbaine et polyvalente à un twin de moyenne cylindrée taillé pour la route, sans jamais perdre de vue la conformité.

Les critères techniques à connaître avant de choisir sa moto A2

Avant de vous décider pour une moto 35 kW adaptée permis A2, il vaut mieux passer la fiche technique au crible. La puissance maximale de 35 kW, soit 47,5 chevaux, n’est qu’un premier filtre. Le rapport puissance/poids, plafonné à 0,2 kW/kg, conditionne l’éligibilité du modèle. Trop léger, trop vif ? La moto sort aussitôt du cadre légal.

Le bridage est la solution retenue pour bon nombre de modèles de moyenne cylindrée. Yamaha MT-07 ou Kawasaki Z650, par exemple, disposent d’un kit de bridage homologué pour rester sous la barre des 35 kW. Attention, ce bridage doit être officiel et noté sur la carte grise. Quant au débridage, il n’est autorisé qu’après deux ans de permis A2, à condition que la moto soit conforme à l’origine.

La norme Euro 5 s’impose sur le marché actuel : émissions polluantes réduites, technologies embarquées modernes. L’équipement sécurité monte en gamme : ABS généralisé, parfois contrôle de traction, suspensions à mono-amortisseur, éclairage LED, tableau de bord LCD. Ces évolutions rendent la conduite plus sûre et le pilotage plus agréable.

Le poids à vide influe directement sur la maniabilité. Une moto lourde rassure sur voie rapide, mais peut devenir encombrante en ville ou à basse vitesse. Hauteur de selle, position de conduite, caractère du moteur (bicylindre, monocylindre) : autant de critères à prendre en compte. Il s’agit de trouver le modèle qui conviendra à la fois à votre morphologie et à votre usage, sans se laisser tenter par le « toujours plus gros ».

Femme en moto dans un village avec café et rues pavées

Des modèles accessibles et variés pour débuter sereinement

Jamais l’offre de motos 35 kW n’a été aussi vaste. Chaque constructeur aligne désormais plusieurs modèles compatibles permis A2. Ducati séduit avec sa gamme Scrambler, du modèle Icon à la Desert Sled, alliant style et caractère avec un bridage officiel et une finition soignée. BMW sort les F 750 GS, G 310 R et G 310 GS, des machines robustes et polyvalentes pensées pour accumuler les kilomètres sans fatigue, en ville comme sur route.

Triumph affiche des propositions modernes et efficaces avec la Trident 660, la Street Triple 660 S ou la Tiger Sport 660. Même Harley-Davidson bouscule les codes : Nightster 975 et Sportster 883 Iron, bridés, permettent de goûter à la philosophie américaine sans dépasser le cadre réglementaire. KTM, Husqvarna, Benelli, Aprilia ou Brixton investissent également le créneau avec des roadsters dynamiques ou des trails accessibles.

Pour donner un aperçu concret de la diversité, voici quelques modèles emblématiques :

  • KTM 390 Duke : gabarit compact, moteur réactif, parfait pour la ville.
  • Honda CB500F : équilibre, fiabilité et coût d’usage réduit.
  • CFMoto 650 MT : équipement complet, prix attractif.

Le marché de l’occasion reste animé. Trouver une Yamaha MT-07, une Suzuki SV 650 ou une Triumph Street Triple bridée en toute légalité, c’est possible, à condition que le bridage soit certifié. Les fabricants multiplient les options pour rendre leurs gammes accessibles : versions A2 spécifiques, hauteur de selle abaissée, packs d’accessoires dédiés. La variété des cylindrées et des architectures moteurs permet à chaque motard débutant de choisir une moto à son image, sans compromis sur le plaisir ni sur la maîtrise.

L’univers des motos 35 kW s’étend, s’enrichit, et façonne une nouvelle génération de passionnés, prêts à tracer leur route avec style, bridés, mais jamais frustrés.

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